Le GPPEP fait confiance à Comwatt

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Le GPPEP fait confiance à Comwatt

Publié le 12 juillet 2019 - Mis à jour le 4 mai 2024

Publié le 06/2019  | Journal du photovoltaïque par TIMOTHEE BONG RAIN

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Le journal du photovoltaïque/ hors série sur l’autoconsommation accorde une interview à Joel Mercy, le président du GPPEP pour échanger sur l’expérience des particuliers avec le photovoltaïque.

Qui est le GPPEP ? Le GPPEP est la plus importante association de promotion et de défense du photovoltaïque pour les particuliers. Le GPPEP compte près de 3500 demandes par an portées devant la justice pour faire face aux éco déliquants de l’énergie; ils vous accompagnent dans vos démarches et dans votre volonté à investir dans le photovoltaïque.

Les chiffres de l’autoconsommation explosent chez les particuliers. Joel Mercy, président du Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP), analyse ce phénomène de fond.

Le Journal du Photovoltaique : Quel est le rapport du GPPEP avec l’autoconsommation photovoltaique ?

Joel Mercy : L’autoconsommation, c’est le futur. Au GPPEP, nous nous sommes projetés depuis 2015 sur ce sujet, car nous savions que la vente en totalité allait s’ar­rêter. Ainsi, les auto-consommateurs sont aujourd’hui devenus le cœur de cible du travail de l’association.

Le JDPV : Quel est le profil des auto-consommateurs de photovoltaïque ?

J. M. : L’autoconsommation est tous publics. À la différence de la vente en totalité pour laquelle beaucoup d’installations seraient réalisées dans un but purement lucratif, l’autoconsommation est basée sur une économie d’énergie plutôt que sur un gain financier. Les auto-consommateurs ont donc des profils plus militants.

Le JDPV : Que pouvez-vous dire de l’autoconsommation aujourd’hui ?

J. M. : En deux mots, l’autoconsommation aujourd’hui, c’est « bien, mais peut mieux faire ». Sur le terrain , nous voyons un réel engouement des citoyens pour l’autoconsommation . Mais la peur de se faire avoir et de tomber sur des éco-delinquants est toujours bien présente. Le potentiel de l’autoconsommation photovoltaïque chez les particuliers est donc largement sous-exploité.

Le JDPV : Comment expliquez-vous cette méfiance ?

J. M.: Avec la vente en totalité, le particulier a la possibilité de savoir au bout d’un an s’il a été victime d’une société éco délinquante. II n’a qu’à consulter ce qu’on lui verse contre sa production photovoltaïque. Avec l’autoconsommation , le flou peut être entretenu puisqu’on parle d’économies d’énergie et celles-ci dépendent en grande partie du juste dimensionnement de l’installation et de son exécution . L’ installateur peut avoir beau jeu de se défausser en expliquant que l’utilisation n’est pas la bonne, etc. Sans oublier que les promesses que l’on peut lire ici et là sont encore plus faramineuses qu’auparavant . .. Le message envoyé par certains est donc beaucoup plus pernicieux.

Le JDPV : Quel résultat observez-vous parmi vos adhérents ?

J. M. : Selon moi, il n’est pas loin du seul chiffre officiel disponible aujourd’hui : celui de l’Ademe qui donne une possibilité de diminution de sa facture de 30 %. Mais il faut garder en tête que l’autoconsommation, c’est à la carte. Tout le monde n’a pas les mêmes consommations, modes de vie, habitudes énergétiques …

Le JDPV : Et avec un outil de pilotage ?

J.M. : Aujourd’hui, les outils de pilotage sont encore relativement discrets sur le marché, mais il est certain que ces gestionnaires de circuit photovoltaïque type Comwatt deviennent très performants. Dans certains cas, ils permettent d’avoir des taux d’autoconsommation qui approchent de 70 à 80 %. Certains acteurs proposent aujourd’hui des solutions très ingénieuses, comme dernière innovation en date : le pilotage de pompes à chaleur air-air. C’est très prometteur et nous encourageons les auto-consommateurs à s’intéresser à ces outils. Je suis moi-même en train de tester un outil de pilotage à mon domicile. De même, nous sommes en train d’avancer sur le sujet du stockage et nous allons conduire des expérimentations réelles sur l’autoconsommation avec stockage pour avoir des retours terrain directs et de convaincre par l’exemple.

Le JDPV : Que pensez-vous des kits solaires d’autoconsommation à monter soi-même ?

J. M. : Le principe ne me choque pas, les dérives si. Le fait de donner des installations à monter et à brancher soi-même peut être relativement dangereux. C’est pourquoi nous avions fait une grande campagne de promotion de l’autoconsommation en 2015 dans laquelle nous imposions que ce soit un professionnel qui s’occupe du raccordement. II faut encadrer et montrer les risques que cela pose. Si la partie montage (panneaux et onduleurs) n’est en effet pas très compliquée et peut être réalisée par le particulier, nous conseillons systématiquement de passer par un professionnel, qualifié et formé pour cela, qui validera l’installation pour la partie électrique.

Le JDPV : Pourquoi le GPPEP s’est-il rapproché des organismes qualificateurs ?

J. M. : Le GPPEP est en effet désormais dans tous les organismes qualificateurs. Nous pouvons ainsi remonter des informations du terrain et les organismes sont très intéressés. L’objectif est de faire avancer les choses. II y a ainsi un échange permanent et concret entre qualificateurs et utilisateurs. Nous sommes ainsi, d’un côté comme de l’autre, beaucoup plus attentifs et à l’écoute de ce qui se passe vraiment sur le terrain avec l’objectif, a terme, d’assainir la filière et de mettre fin aux agissements des éco-délin­quants, ce qui est dans l’intention de tout le monde : installateurs (sérieux) comme producteurs.

Le JDPV : Quels sont les freins réglementaires restant à lever ?

J. M. : Aujourd’hui, nous avons identifié un point bloquant : l’obligation de signer un contrat de raccordement d’accès et d’exploitation (CRAE) avec Enedis.

Le décret de 2017 qui émanait du groupe de travail de 2014 était clair : on avait la possibilité de réinjecter son surplus, jusqu’à 3 kW, gratuitement sur le réseau. C’était simple. Aujourd’hui, Enedis contourne la loi et impose pour la moindre injection d’avoir un CRAE, ce qui pénalise l’autoconsommation. C’est un frein idiot et qui peut avoir de lourdes conséquences puisqu’aujourd’hui , certains, devant tant de complications, ne déclarent rien du tout, ce qui n’est, bien sur, pas souhaitable et qui ne va pas dans le sens de la sécurité. Nous aurons toujours pour message de faire des déclarations auprès d’Enedis.

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